Vannes, le 24 mars 2026
Le Vannes OC prend acte de la décision rendue
dans le dossier du match du 6 décembre 2025
Nous relèverons simplement que l’audition devant la commission d’appel aura duré 9 minutes chronométrées,
pour un déplacement de 2 personnes du club, nécessitant près de huit heures aller-retour de trajet avec un coût financier non négligeable. Une visio-conférence aurait-elle pu être organisée sans difficulté ?
Une manière expéditive et méprisante de traiter un dossier aux conséquences sportives pourtant majeures
pour des clubs amateurs qui consacrent chaque semaine temps, moyens et énergie à faire vivre leur projet sportif. Loin des promesses de campagne de l’an dernier !
Le Lannion FC défend ses intérêts et revendique ses « valeurs sportives ». Soit. Mais le club n’était nullement
obligé de dénoncer également le match VOC – Stade Rennais. Le Stade Rennais, qui n’avait rien demandé, a
toujours eu l’élégance de privilégier la production sportive sur le terrain plutôt que de rechercher des points dans les arcanes administratives.
Le choix de Lannion a pourtant conduit à une double sanction sportive pour le Vannes OC, qui a pour effet de fragiliser un autre club amateur dont les difficultés récentes sont de notoriété publique et qui résultent précisément d’un choix assumé : celui d’une gestion intègre et conforme aux obligations sociales, fiscales et sportives. Une démarche dont chacun pourra apprécier la médiocrité.
Notre club continuera, pour sa part, à défendre une ligne de gestion intègre et responsable.
Nous savons que cette exigence impose davantage de rigueur et parfois moins de facilités administratives, mais elle reste la seule compatible avec l’idée que nous nous faisons du football amateur.
Le Vannes OC refuse que l’équité sportive soit réduite à une lecture abstraite des textes, tout en fermant les
yeux sur les désordres bien réels qui minent en profondeur la sincérité des compétitions. Pour un obscur accessit en N3, il vaut manifestement mieux aujourd’hui privilégier les exégètes du règlement sportif que ceux qui s’attachent à respecter scrupuleusement les obligations fiscales et sociales qui feront de nous des clubs citoyens exemplaires.
Depuis trop longtemps, chacun connaît pourtant les fragilités du modèle économique du football amateur.
Chacun sait aussi que l’absence de contrôles homogènes et rigoureux, qu’ils soient sportifs, financiers ou
sociaux, entretient des déséquilibres majeurs entre clubs. Lorsque les contrôles arrivent tardivement, de
manière inégale ou aléatoire, ils laissent prospérer pendant des années des situations qui faussent
profondément la compétition. Les rétrogradations du mois de juillet ne font qu’illustrer cette folie collective.
La responsabilité n’incombe pas uniquement aux clubs : les institutions du football et les organismes de
contrôle ont également leur part de responsabilité lorsque leur manque de rigueur ou leur inertie contribuent à
installer ces déséquilibres.
à ce stade, le club n’exclut pas d’exercer les voies de recours ouvertes, d’autant que nos arguments de fond demeurent solides.
Le Vannes OC continuera de défendre un principe simple : « un football où les matchs se gagnent d’abord sur le terrain et où les règles s’appliquent réellement à tous ».

